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L'Ourthe est un
affluent en rive droite de la Meuse. Elle est une rivière issue de la
confluence de l'Ourthe orientale (dont la source est près du village
d'Ourthe sur la commune de Gouvy) et de l'Ourthe occidentale (dont la
source est près du village d'Ourt sur la commune de
Libramont-Chevigny), toutes deux dans la province de Luxembourg en
Belgique, et appartenant au bassin versant de la Meuse.
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Géographie
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Après avoir traversé Houffalize, l'Ourthe orientale reçoit sur sa
gauche son homonyme occidental au pied du village d'Engreux
Elle est retenue par le barrage
de Nisramont.
On distingue généralement deux parties dans le cours commun, la
Haute-Ourthe jusqu'à la ville touristique de La Roche-en-Ardenne, et en
aval la Basse-Ourthe confluant avec la Meuse à Liège. La Basse-Ourthe,
parfois appelée Ourthe Moyenne, arrose Hotton, Durbuy, puis, dans la
province de Liège, Hamoir et Esneux avant d'atteindre la Meuse.
Les principaux affluents de l'Ourthe sont l'Aisne (confluent à
Bomal), la Lembrée (confluent à Logne), le Néblon (confluent à
Hamoir), l'Amblève (confluent à Rivage) et la Vesdre (confluent à Chênée
– ville de Liège).
À Angleur, le canal de l'Ourthe s'étire sur deux kilomètres,
parallèlement à la rivière, du niveau du confluent avec la Vesdre à
la Meuse.
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Histoire
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Le nom de la rivière Urta a été citée pour la première
fois pendant l'époque gallo-romaine. Il est à noter que son nom est également,
dès 1795, celui du département français mais écrit sans h,
l'Ourte.
Au début du XIXe siècle,
l'Ourthe sera par ailleurs le théâtre d'un projet industriel
extraordinaire pour l'époque : le canal de Meuse et Moselle.
L'entreprise, lancée en 1827, sera affectée par des problèmes de
financement. Les incertitudes liées à l'avenir géopolitique de la région
et l'invention du chemin de fer mineront le projet. L'indépendance
reconnue du Grand-Duché de Luxembourg en 1839 provoquera son arrêt définitif.
D'importantes sections de ce canal sont encore visibles entre Liège
et Comblain-au-Pont. À Bernistap (Tavigny – commune de Houffalize),
sous la frontière belgo-luxembourgeoise, un tunnel de quelques 2,5
kilomètres est encore visible (classé monument historique en 1988 et
à l'intérieur de propriétés privées). L'ouvrage d'art est le point
haut du parcours, reliant le bassin mosan de l'Ourthe et le bassin rhénan
de la Woltz.
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Hydrologie
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Le débit moyen observé à Angleur (Liège) entre 1995 et 2004 est
de 55,2 m³ par seconde, avec un débit annuel moyen maximal de 73,0 m³
en 2002, et un débit annuel moyen minimal de 30,2 en 1996..
Toujours à Angleur, de 1992 à 2001, sur une période de 10 ans, on
a calculé.
 | Un DCC moyen de 241,4 m³ par seconde, avec un maximum de 310,5
pour l'année 1995 et de 110,4 pour 1996.
 | Un DCE moyen de 10,2 m³ par seconde, avec un DCE minimal de 7,4
en 1996. |
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- Note :
- Le débit caractéristique de crue (DCC) est le débit journalier
dépassé 10 jours par an, et donc non atteint les 355 jours
restants. Le DCC est une valeur représentative des hautes eaux en
hydrologie. Mais ce n'est pas la valeur extrême.
- Le débit caractéristique d’étiage (DCE) est le débit
journalier dépassé 355 jours par an, c'est à dire le débit non
atteint 10 jours par an. Ce DCE est une valeur statistique très
utilisée en hydrologie pour apprécier l’importance des étiages
d’un cours d’eau.
La lame d'eau écoulée dans le bassin se monte à 480 millimètres,
ce qui doit être considéré comme assez élevé. Le débit spécifique
(Qsp) de la rivière est donc de 15,22 litres par seconde et par kilomètre
carré de bassin. |
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